AMANITA PHALLOIDES

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AMANITA PHALLOIDES

AMANITA PANTHERINA

AMANITA MUSCARIA

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L’histoire est jalonnée de morts provoquées, accidentellement ou intentionnellement par les champignons. Certains empoisonnements dus à l'Amanite phalloïde sont restés célèbres et le funeste champignon continue, aujourd'hui encore, sa sinistre « carrière ». Il entraîne régulièrement des intoxications à l'issue souvent fatale ; on lui doit notamment la mort de quatorze personnes, en France, au cours de l'année 1984. Si les amanites mortelles sont connues, d'autres espèces, tout aussi dangereuses, le sont bien moins. Au fil des ans, la liste des espèces mortel les s'allonge. Plus d'une dizaine sont maintenant répertoriées, la dernière en date, jusqu'alors réputée comestible, le Cortinaire resplendissant, a été démasquée en 1979. On pourra s'étonner d'une telle méconnaissance, mais ce sont bien souvent les accidents qui révèlent la toxicité d'une espèce.
L'intoxication par ces champignons est d'autant plus dangereuse que le délai d'apparition des premiers symptômes est long : au minimum six heures pour l'Amanite phalloïde, jusqu'à plusieurs jours pour les cortinaires mortels. Leurs principes toxiques sont connus pour la plupart ; ils attaquent le foie, les reins, le système nerveux et le sang. La consommation à jeun de tel champignons crus, ainsi qu'un état pathologique, aggravent considérablement le pronostic.
Le traitement en milieu hospitalier a permis d'augmenter notablement la proportion des survies, mais il doit être réalisé le plus rapidement possible. Il nécessite une étroite collaboration entre médecins et mycologues, centres antipoison et services de soins spécialisés, de médecine et de réanimation. Le médecin, qu'il soit de famille ou hospitalier, seul à pouvoir décider d'une hospitalisation, devra donc prendre très au sérieux l'éventualité d'une intoxication de type retardé.

Les espèces toxiques

Une dizaine d'espèces de champignons très toxiques - mais rarement mortelles -, surtout pour les personnes jeunes ou affaiblies, ont été répertoriées à ce jour. Elles provoquent de graves intoxications dont les premiers effets se manifestent assez rapidement au cours de la digestion, et qui nécessitent une hospitalisation.

Les syndromes sont de trois types :

• Le syndrome panthérinien.
Il se traduit par des troubles digestifs et nerveux dus à la muscarine, avec délire et hallucinations dus au muscimol. Il concerne l'Amanite panthère, l'Amanite tue-mouches et l'Amanite jonquille.
• Le syndrome sudorien.
Les atteintes digestive et nerveuse s'accompagnent de sueurs profuses.
Un risque de collapsus cardio-vasculaire est encouru, en raison de la forte proportion de muscarine des espèces concernées : inocybes, clitocybes blancs toxiques, Clitocybe de l'olivier.
• Le syndrome résinien.
Il se caractérise par une gastro-entérite très grave avec l'Entolome livide, grave avec le Tricholome tigré ou les clavaires jolie et pâle.
D'autres espèces dangereuses, mais généralement moins toxiques, sont à signaler. Le Mycène pur peut entraîner des intoxications de type panthérinien ; certains hébélomes et entolomes, comme l'Entolome rosé grisâtre, peuvent provoquer des gastro-entérites. L'Hypholome en touffes est aussi responsable de sévères intoxications. Le Bolet Satan tout comme la Russule émétique, le Lactaire à toison, etc., surtout à l'état cru, peuvent être violemment émétiques.
D'autres champignons provoquent, de manière inconstante, des intolérances. C'est le cas de l'Armillaire couleur de miel, du Clitocybe nébuleux (de type retardé), du Bolet granuleux, laxatif, ou de l'Agaric jaunissant. Certaines espèces peuvent, tout simplement, se révéler indigestes.

Enfin, les champignons des champs cultivés concentrent des pesticides qui, parfois, les rendent toxiques.
D'origine différente, l'intoxication due au Coprin noir d'encre se caractérise par des troubles peu graves, mais très spectaculaires, avec rougeurs et palpitations. Ces signes apparaissent dès que l'on consomme de l'alcool. Le principe responsable, la coprine, a des effets comparables à ceux du disulfiram, utilisé autrefois dans les cures de désintoxication des alcooliques.


Mortels - Deadly

Amanita phalloides

Amanita virosa

Amanita verna

Lepiota brunea incarnata

Galera marginata

Gyromitra esculenta

Cortinarius orellanus

Cortinarius splendens

Paxillus involutus

Sarcosphoera eximia


Toxiques - Poisonous

Amanita pantherina

Amanita muscaria

Amanita gemmata

Omphalotus olearius

Entoloma sinuatum

Tricholoma pardium

Ramaria formosa

Clavaria marei

Clytocibe dealbata

Inocibe patouillardii


 

Tableau des principaux champignons mortels

Tableau des principaux champignons toxiques

 

 

 

 

The history is marked out deads caused, accidentally or intentionally by mushrooms. Some poisonings due to the Death cap remained famous and it disastrous mushroom continues, today still, its disaster "career". It induce regurlaly poisonings with the often fatal exit; one owes him in particular death of fourteen persons, in France, during the year 1984. If the "Amanita phalloide"sare known, others species, quite as dangerous, are it much less. With the passing of years, the list of the mortal speciesl lengthens. More than one ten are now listed , the last in date, hither to considered edible, Cortinarius splendens, has been uncovered in 1979. One will be able to be astonished of such an ignorance, but they are well souventles accidents which reveals toxicity of a species.
The intoxication by these mushrooms is of as much more dangerous than the time of appearance of first symptoms is long: at least six hours for the Death cap, until like several days for the fatal cortinarius genius. Their toxins are known for the majority; they attack the liver, the kidneys, the nervous system and blood. Consumption with jeun of such raw mushrooms , as well as a pathological state, worsen significantly the forecast.
The treatment in hospital environment increased notably the proportion of peoples out of danger, but it must be carried out as soon as possible. It requires to work closely together between doctors and mycologists, anti-poison center and specialized services care, medicine and intensive care unit. The doctor, that it is your family doctor or an hospital doctor, alone being able to decide an hospitalization, thus he will take oneself seriously the possibility of an intoxication of the delayed type.


Toxic species

About of ten species of mushrooms very toxic - but seldom mortals -, especially for young people or weakened, was indexed to date. They induce
poisoning which the first effects appear quickly during digestion, and who require an hospitalization.


They are three types of syndromes :


The" panthérinien" syndrome.


It results in digestive disorders and nervous due to the the muscarine, with is delirious and hallucinations due to the muscimol. It concern Amanita pantherina, the Fly agaric( Amanita muscaria ) and the Amanita gemmata.


The "sudorien" syndrome .


The attacks digestive and nervous are accompanied with profuses sweat . A cardiovascular risk of collapse is incurred, because of the strong proportion of muscarine of the species concerned: Inocybes, Clitocybes white poisons, Omphalotus olearius or illudens.


The" résinien" syndrome.


It is very characterized by a serious gastro-enteritis with Entoloma lividum,
serious with Tricholoma pardinum or the Ramaria formosa.
Other dangerous species, but generally less toxic, are to be announced. Pure Mycène can involve intoxications from panthérinien type ; some hébélomes and entolomes, like Entoloma lilacinoroseum, can cause gastro-enteritises. Hypholoma fasciculare is also responsible for severe intoxications. The Boletus Satanas just like the Russula emetica, the Lactarius torminosus etc. especially with the raw state, can be violently emetic.
Other mushrooms cause, usualy intolerances. It is the case of Armillariella mellea, standard Clitocybe nébularis( delayed type), the Suillus granulatus, the laxative Agaricus xanthodermus. Some of species can, quite simply, appear indigestible.


Lastly, the mushrooms of cultivated fields concentrate pesticides which, sometimes, make them toxic.
From different origin, the intoxication due to black Coprinus atramentarius characterized by hole serious corns not very, but very spectacular , with rednesses and palpitations. These signs appear as of one consumes alcohol. The responsible principle, the coprine, has comparables effects with those of the disulfiram, used formerly to treatment for alcoholism of the alcoholics.

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